La BD, une porte d’entrée vers la lecture ?

Le livre de Michel Bussi, Les nymphéas noirs, inadaptable ? La princesse de Clèves, impossible à lire ?

La BD est une œuvre hydride qui mixte narration et image qui serait plus riche que l’adaptation cinématographique ou télévisuelle. Catel (La Princesse de Clèves – Dargaud), Michel Bussi (Les Nymphéas noires – Dupuis), Dobbs (l’homme invisible – Glénat), Xavier-Laurent Petit (Le fils de l’Ursari – Rue de Sèvres) en débattent au salon du livre en scène BD.

Diffuser plus largement les œuvres par la BD

L’adaptation rassemble deux publics : celui qui a déjà lu le roman et qui attend son adaptation ainsi que celui qui ne l’a pas lu avec l’enjeu de ne pas décevoir les uns et d’enthousiasmer les autres.

La princesse de Clèves est un roman charnière dans l’histoire de la littérature. Un roman très souvent au programme des écoles, mais très difficile d’accès. Catel avait pour ambition de rendre accessible cette œuvre majeure et redonner vie à Mme de Lafayette. Evidemment, chez Book Your Books, on salue cette initiative !

De son côté, Michel Bussi découvre qu’il est un illustre inconnu chez les éditeurs de Bande Dessinée ! Et pourtant, il fait délibérément le choix de l’adaptation de ses romans en BD plutôt qu’en images télévisuelles. En effet, pour lui, les scénaristes de BD ont vraiment le sens de l’imaginaire et des rebondissements qui entrent aisément dans mon histoire à l’inverse des scénaristes de télévision qui s’autocensurent en permanence. Ce qui réunit les mondes de la littérature et de la BD est la belle histoire qui déclenche les émotions.

Le roman est un fantasme dans la tête du lecteur. Le lecteur est alors maître de son adaptation. La BD impose une mise en scène et une ellipse.

Du point de vue de l’auteur, certes, chacun se fait son adaptation. Néanmoins, l’auteur a une intention qu’il ambitionne de transmettre. La BD permet de la préserver.

La Bande Dessinée, une porte pour la lecture ?

Je lis la BD, je joue au jeu vidéo mais je ne sais pas quelle était l’œuvre originale.

La BD permet de revisiter les classiques avec l’espoir qu’ils aient envie de découvrir l’œuvre originale. L’objectif de Catel est de donner envie de découvrir l’œuvre originale.

Parfois, souligne Xavier-Laurent Petit, les adaptations phagocytent les œuvres originales. Le succès de films ou de BD font oublier l’œuvre originale. Dobbs enchérit en illustrant ces  propos en considérant que l’adaptation de la bête humaine de Zola et son fameux Nicolas Le Floch à la télévision modernise certes Zola mais l’édulcore. Dobbs  s’est attaché à en faire une adaptation la plus proche et fidèle possible, allant jusqu’à respecter le style littéraire de certains descriptifs et les dialogues inévitablement surannés.

Tous les invités de la scène BD du salon du livre convergent vers l’idée que la BD est une autre porte d’entrée vers le roman. La télévision impose un rythme et une

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